Ce visage féminin émerge d’une architecture de cercles concentriques et d’arcs rythmés où les nuances d’ivoire et d’obsidienne instaurent une harmonie structurelle rigoureuse. La composition axiale repose sur une symétrie parfaite de la zone médiane, tandis que les jeux d’ombre portés par les intersections géométriques déconstruisent la planéité du support. On y décèle l’influence directe de l’orphisme de Sonia Delaunay dans cette volonté de faire chanter la forme pure par la répétition circulaire du motif. Cette grammaire visuelle rappelle également les recherches de Fernand Léger sur le contraste des formes et la mécanisation du trait organique. L’artiste cherche ici à capturer une essence universelle de la grâce en la soumettant aux lois de la géométrie sacrée et du nombre d’or. Le regard fixe et frontal interpelle l’observateur, créant un dialogue entre la froideur du calcul mathématique et la sensibilité de l’expression humaine. Cette œuvre s’adresse à un collectionneur cérébral, amateur d’équilibre et de clarté, qui puise son inspiration dans la rigueur des courants modernistes du début du XXe siècle. L’amateur de photographie noir et blanc y retrouvera la quête de la lumière pure sculptant le volume sans l’artifice de la couleur. La répétition des ondes autour des yeux évoque une résonance spirituelle, transformant le portrait en une icône laïque et intemporelle. C’est une pièce qui exige un silence contemplatif pour en saisir la cadence interne et la précision du trait.





























