Dans sa peinture intitulée « Femme au voile orange », Leo Delorni puise son inspiration dans le mouvement de l’art nouveau et les peintres italiens du XVe siècle, notamment dans la représentation de la Madone. Une Madone est une figure de la Vierge Marie, généralement accompagnée de l’enfant Jésus, qui a été abondamment représentée dans l’art chrétien. Ce terme désigne à la fois l’icône religieuse et le genre artistique associé à cette représentation.
Delorni adopte la structure classique de la Madone italienne, avec une figure centrale encadrée par des éléments décoratifs. Cette composition rappelle la période de la Renaissance italienne, où de nombreux artistes ont créé des peintures de Madones pour des raisons religieuses et esthétiques. Le choix de représenter une femme de profil, coiffée d’un voile brodé d’une fleur rouge, évoque également les portraits de femmes de l’art nouveau, qui cherchaient à capturer la beauté et la grâce féminine.
Les yeux fermés de la figure dans « Femme au voile orange » ajoutent une dimension de sérénité énigmatique à l’œuvre, renforçant ainsi le caractère sacré de la composition. Cette représentation des yeux fermés est souvent associée aux représentations religieuses de l’art médiéval, où les figures saintes ou divines étaient représentées dans des moments de méditation ou de contemplation.
La maîtrise technique de Delorni se manifeste par une utilisation subtile des couleurs et des formes pour créer une harmonie visuelle frappante. L’or feuille utilisé en aplat rappelle le style de Gustav Klimt et l’art nouveau, mouvement artistique caractérisé par l’ornementation et les motifs floraux. Delorni s’inspire également de la stylisation des formes et du travail sur les lignes propres à l’art nouveau.



















