« La damnation de la vie animale, l’avilissement de la vie humaine, la conjugalité destructrice entre les deux : ce ne sont pas seulement les animaux qui sont victimes de la dévastation environnementale, mais aussi les humains qui habitent désormais ces paysages » – Nick Brandt
L’œuvre « Perroquet iroquois » d’Ása Snålmed propose une réflexion visuelle sur les liens entre les cultures autochtones et la faune menacée. La crête du perroquet, évocatrice des coiffes traditionnelles iroquoises, établit un parallèle entre la richesse culturelle des peuples amérindiens et la diversité biologique en péril. Cette juxtaposition invite à une analyse ethnologique des similarités entre le sort des « native Americans » et celui de nombreuses espèces animales, tous deux victimes de l’expansion coloniale et de l’exploitation des ressources naturelles. Le choix du perroquet comme sujet est pertinent, car de nombreuses espèces de psittacidés sont menacées d’extinction, tout comme les langues et pratiques culturelles iroquoises sont en danger. L’esthétique de l’image, rappelant les portraits ethnographiques du XIXe siècle, évoque également les représentations historiques des peuples autochtones, souvent empreintes d’exotisme. La composition centrée et la pose majestueuse du perroquet font écho à la dignité et à la résilience des nations iroquoises face à l’adversité. Cette représentation symbolique met en lumière la nécessité de préserver tant la biodiversité que la diversité culturelle.











