Alestra Perce est une maîtresse de l’ombre et du vide, une artiste qui a su réinventer la nature morte à travers le prisme fascinant du noir absolu. Installée à Berlin, elle puise sa force créative dans l’esthétique brutaliste et les textures oubliées qu’elle déniche au cœur de la capitale allemande. Dans son sanctuaire de Pankow, elle élabore ses propres pigments pour atteindre une profondeur chromatique qui semble absorber la lumière elle-même.
Son œuvre est une célébration du silence et de la précision mathématique. Influencée par l’architecture et la musique répétitive, Alestra structure le vide avec une rigueur chirurgicale, transformant des objets du quotidien en icônes intemporelles. Pour elle, le motif n’est pas une simple décoration, mais une vibration qui habite l’espace et invite le spectateur à une contemplation presque méditative.
Chaque composition d’Alestra Perce est une invitation à la révélation. En jouant sur les contrastes extrêmes et les trames géométriques complexes, elle crée des moments de surprise visuelle où le sujet semble émerger de l’obscurité avec une clarté saisissante. C’est ce dialogue entre le visible et l’invisible qui fait de son travail une expérience sensorielle unique, saluée dans les galeries les plus exigeantes d’Europe.
La vie d’Alestra à Berlin est rythmée par une recherche constante de textures oubliées. Elle collectionne les flacons anciens, les objets industriels délaissés et les céramiques aux formes épurées qu’elle chine dans les marchés de Kreuzberg. Dans son atelier de Pankow, un ancien garage transformé en temple de l’ombre, elle prépare ses propres pigments, cherchant le noir ‘le plus profond possible’, capable d’absorber la lumière tout en conservant une texture veloutée proche du charbon de bois.
Au-delà de sa technique, Alestra est une passionnée d’architecture brutaliste et de musique répétitive, des influences qui transparaissent dans les trames géométriques complexes qui habitent ses fonds. Pour elle, le motif n’est pas une décoration mais une vibration qui structure le vide. Elle expose régulièrement à travers l’Europe, de Londres à Zurich, attirant un public fasciné par cette esthétique du silence et de la précision mathématique appliquée au quotidien.
On raconte souvent une anecdote révélatrice à son sujet : lors de sa première exposition majeure, elle avait demandé à ce que les lumières de la galerie soient réglées sur un variateur extrêmement bas. Un visiteur, pensant la salle vide, s’était approché d’un de ses tableaux ‘noirs’ et avait sursauté en découvrant, à quelques centimètres seulement, les détails d’une rose blanche émergeant de l’obscurité. C’est ce moment de surprise et de révélation qu’elle cherche à reproduire dans chaque œuvre.